Bilan de l'Insmi : 2017-2021

Institutionnel

Ce texte présente un bilan des actions de l'INSMI sur les 4 dernières années, qui correspondent au mandat de Pascal Auscher à la direction de l'institut. Il complète le bilan publié à l'automne 2019.

Les actions de l'INSMI entre 2017 et 2021

L'INSMI est un institut du CNRS auquel il échoit une mission nationale d'animation et de coordination dans le domaine des mathématiques. Il implémente donc les moyens qu'il reçoit du CNRS en subvention d'État pour ce qui est du fonctionnement, de l'équipement et de l'investissement et des ressources humaines. Ces moyens sont négociés chaque année.

L'INSMI a continué d'affirmer la vision globale des mathématiques dans le continuum des mathématiques les plus fondamentales vers les plus appliquées. Cela se voit dans le recrutement ou dans l'avancement, où l'INSMI demandait à la section 41 de veiller aux grands équilibres et de couvrir tout le spectre. Les actions spécifiques (PEPS, contrats doctoraux internationaux) ont aussi contribué à soutenir l'ensemble du spectre. Soit dit en passant, la communauté devrait réfléchir à faire évoluer la terminologie mathématiques fondamentales et mathématiques appliquées. Le passé récent a montré que cette classification n'est pas forcément pertinente à l'intérieur comme à l'extérieur de notre communauté. Des mathématiques fondamentales trouvent des applications (pensons par exemple à la cryptographie) comme des mathématiques dites appliquées peuvent être très théoriques (pensons aux matrices aléatoires). Ne convient-il pas de ne jamais oublier la provenance des sujets que nous explorons avec nos outils pour un meilleur affichage ?

Dans le cadre du Contrat Objectif Performance du CNRS avec l'État, l'INSMI a affiché comme priorité les fondements de l'IA, les mathématiques pour l'humain et son interaction avec la Planète Terre, les mathématiques pour les sciences du vivant et la médecine. Ce n'est pas sans oublier le socle de toutes les autres mathématiques, le temps long et la sérendipité.

Le soutien dit de base aux unités a été maintenu, même lorsque le budget de l'INSMI a connu une baisse. Il a augmenté pour la dernière année grâce à un abondement du MESRI financé par la loi de programmation de la recherche (LPR).

Le maintien du nombre de recrutements de CR a pu être réalisé (au moins 16 recrutements par an). Cette politique semblait essentielle au moment où on constatait une baisse du nombre de recrutements d'enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs (au niveau MCF). Le signal vers les jeunes générations est qu'il doit y avoir des possibilités de carrière en recherche en mathématique. Notre école mathématique est toujours performante et attractive sur tous les sujets ; elle doit se renouveler. Dans le même temps, l'INSMI a aussi souvent que possible alerté les universités des tendances à la baisse des postes en mathématiques, qui s'accompagnent aussi de forts biais de profils où certaines thématiques peinent à se renouveler (même en section CNU 26). Avec l'autonomie des établissements universitaires, ce sont les actions locales qui resteront les plus efficaces, avec les messages que l'INSMI a partagé avec vous.

La baisse significative du nombre de postes de professeures et professeurs d'université en sections CNU 25 ou 26 a aussi une conséquence : moins de CR du CNRS en mathématiques envisagent une carrière universitaire. Cela induira mécaniquement une baisse du nombre de possibilités de recrutement CR.

Dans un contexte extrêmement contraint, le nombre d'IT dans les unités de l'INSMI a globalement augmenté. Il reste cependant inférieur à nos besoins. Nous menons à chaque fois une discussion avec l'unité pour évaluer les évolutions des charges de travail internes à celle-ci. Des redéploiements ont été effectués suivant les différentes branches d'activité professionnelle.

Nos centres prestigieux que sont l'IHP et le CIRM  ont été une source d'attention constante pour l'INSMI. D'abord notre budget a financé les actions CPER les concernant. Leurs budgets de base ont été maintenus. L'INSMI est attentif, avec les tutelles partenaires, à ce que ces unités disposent des personnels adéquats. En 2020, le CIRM a bénéficié d'apports exceptionnels suite à un redéploiement de crédits.

Nos réseaux (RNBM, Mathrice, AuDiMath) ont bénéficié de notre soutien. Pour Mathrice, il s'agissait d'évolutions techniques importantes. Le RNBM négocie et met en œuvre les licences nationales payées par l'INSMI. Grâce à leur travail, avec celui de Mathdoc, le portail math propose toujours plus d'outils pour la communauté. AuDiMath continue son action de réseautage des actions de diffusion depuis vos laboratoires. En ce qui concerne les postes de la branche d'emploi professionnelle F, l'INSMI a demandé une réflexion sur le métier de documentaliste (qui est une spécificité de l'INSMI et de l'Institut des sciences humaines et sociales au CNRS) : cette réflexion (un peu ralentie par la situation sanitaire) débouchera sur une évolution du référentiel sur le métier, ce qui est essentiel pour le recrutement.

L'unité Mathdoc a connu un fort développement lié au positionnement du centre Mersenne (un projet de l'Initiative d'Excellence de l'Université Grenoble Alpes, soutenu par l'INSMI). Grâce notamment à l'accueil de 6 des 7 séries des Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, cette plateforme d'édition en accès ouvert diamant a été mise sur le devant de la scène de la Science Ouverte. 

Voilà quelques actions que l'INSMI a suivies particulièrement. Le renouvellement des LabEx en 2019, le deuxième appel EUR (le premier ayant été très insatisfaisant pour la communauté) et le pré-lancement de l'appel SFRI ont été l'occasion d'échanges avec le SGPI utiles pour la communauté. Nous avons aussi particulièrement soutenu le travail pour le renouvellement de Carmin et AMIES, LabEx atypiques de portée nationale. Certains LabEx se retrouvent maintenant dans les IdEx ou I-Site pérennisés et c'est dans ce contexte qu'ils doivent évoluer ou se transformer en s'appuyant sur des dynamiques locales (c'est le cas à Strasbourg, Marseille). L'INSMI peut rester en appui (et est sollicité par le CNRS en qualité de partenaire des IdEx et I-site pour des avis de toutes façons).

L'année des mathématiques 2019-2020 (partenariat entre le CNRS et le Ministère de l'Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports) a été, malgré la crise sanitaire, un succès et une suite est envisagée impliquant l'appui des Instituts de Recherche sur l'Enseignement des Mathématiques (IREM), qui sont souvent implantés près de vos laboratoires, de façon à faire inscrire les actions dans les plans de formation rectoraux. Nous remercions Louise Nyssen sans qui cette action n'aurait pas pu se déployer et qui laisse un bel héritage.

Annoncé dans le bilan de 2019, la création de l'Institut des Mathématiques pour la Planète Terre (IMPT) est maintenant effective avec les premières actions financées en 2021. Un grand merci à Arnaud Guillin pour tout le travail de mise en place. Avec AMIES et AuDiMath (et aussi la Fondation Blaise Pascal) mis en place par les directions précédentes, cet institut est le troisième volet de l'action de l'INSMI aux interactions : avec les industries, avec la société (diffusion) et avec les autres disciplines.

La crise sanitaire a été aussi l'occasion d'afficher que les mathématiques et les autres disciplines peuvent se mobiliser sur les aspects de modélisation. À l'initiative de Jean-Stéphane Dhersin, la plateforme MODCOV19, a été mise en place. Sa portée dépasse le cadre de l'INSMI et même du CNRS. Nous remercions la PLM team et GRICAD pour leur appui logistique.

Pour finir, la PLM team, forte de ses douze membres actuels, s'est vu décerner un Cristal collectif du CNRS pour l'action qu'elle a eue pendant l'année 2020 en support vers nos laboratoires mais aussi vers le CNRS en général. Cette action n'aurait pas été possible sans l'expérience collective accumulée au cours des 15 dernières années au service de la communauté mathématique. Félicitations à eux.

Politique de ressources humaines

État des lieux du plafond d'emploi de l'INSMI

L'INSMI se trouve actuellement confronté à un problème structurel de plafond d'emploi qui réduit ses possibilités de recrutement aussi bien au niveau des chercheurs et chercheuses que des ingénieures, ingénieurs, techniciennes et techniciens (IT) et également CDD (voir la rubrique postes rouges plus loin). Plusieurs facteurs sont à l'origine de cette situation : ces dernières  années la direction a souhaité maintenir un niveau élevé de postes offerts aux concours de CR en mathématiques, avec entre 16 et 19 nouveaux et nouvelles CR recrutés chaque année. Par ailleurs, la diminution du nombre de postes de professeures et professeurs d'université a réduit le nombre de sorties vers ce corps. Nous avons dû renoncer en 2021 aux CDD de chercheurs et chercheuses invités dans les laboratoires (« postes rouges labos ») qui ont été convertis en des accueils avec prise en charge des frais de mission.

Affectation des chercheurs et chercheuses

La direction de l'INSMI affecte les chercheurs et chercheuses (CR ou DR) nouvellement recrutés dans ses laboratoires et les sections du comité national donnent un avis sur ces affectations lors de leur session d'automne. La politique d'affectation de l'INSMI a été expliquée dans le précédent bilan et nous donnerons ici (Table 1) des statistiques d'affectation sur l'ensemble du mandat. Les statistiques indiquées agglomèrent le concours classique et la campagne au titre du handicap. Les postes concernés sont ceux qui correspondent à des affectations à l'INSMI et pas nécessairement à des affichages via la section 41.

 

    2018 2019 2020 2021
RP/HRP CR 6/13 10/7 5/12 7/9
  DR 3/3 3/4 4/3 0/12
RP/HRP CR H 4/8 7/6 3/10 5/7
  CR F 1/5 3/1 2/2 2/2

TABLE 1. Nombre de CR et DR affectés suite au concours dans des laboratoires de l'INSMI au cours des 4 dernières années. Sont indiquées les affectations en région parisienne (RP) et hors région parisienne (HRP) au format $n/m$, en distinguant les corps CR et DR (première ligne) et les genres (H et F) des CR (seconde ligne).

 

Dans le précédent bilan, nous avions consacré un paragraphe à l’opération mobilité chercheurs et chercheuses mise en place par l’INSMI au printemps 2019.

Dans la continuité de cette action, l'INSMI a souhaité expérimenter en 2021 un concours de directeurs et directrices de recherche fléché géographiquement. Une liste de 10 laboratoires de l'INSMI a été établie de sorte à fournir un vivier d'unités à la fois assez large pour permettre un concours fructueux et assez restreinte pour permettre à l'action d'exprimer une politique scientifique.

Le critère retenu correspond aux unités (parmi les 43 UMR de l'INSMI) qui avaient (au moment de la rédaction de l'appel d'offres, à l'automne 2020) au plus un DR et au plus 2 CR du CNRS affectés dans ce laboratoire.

Cette expérience unique s'est avérée fructueuse puisqu'elle a permis le recrutement de 4 DR qui seront affectés dans 4 laboratoires de la liste.

Le prochain directeur de l'INSMI décidera, avec son équipe, de l'opportunité de reconduire une telle expérience.

Accueils en délégation au CNRS

Le CNRS finance annuellement un total d'environ 475 années d'accueils en délégation (AD) dans l'une de ses structures et ce chiffre est stable depuis plusieurs années (les sciences humaines et sociales, SHS, ont bénéficié de la part du MESRI d'une augmentation significative des possibilités d'AD en 2020 qui n'est pas prise en compte dans ce chiffre).

Bien que le nombre d'AD accordées aux mathématiques reste important (ce nombre est une conséquence de la forte demande dans la discipline), on observe une baisse du nombre de demandes en mathématiques sur les dernières années (Table 2), et donc mécaniquement une baisse du nombre d'accueils (le taux de succès étant uniforme sur les instituts et calculé sur le volume équivalent temps plein - ETP - demandé). Les désistements après notification existent et ne permettent pas toujours à l'INSMI de récupérer l'AD. Noter que les chiffres 2019 ont été légèrement corrigés par rapport au dernier bilan pour tenir compte de ces désistements. De la même façon, d'autres désistements sont susceptibles de se produire sur la campagne 2021.

 

  2018 2019 2020 2021
Nb. de demandes (Nb. ETP demandés) 277 (175,5) 232 (153,5) 255 (166,5) 226 (146,5)
Nb. de personnes ayant obtenu 6 mois 157 142 151 146
Nb. de personnes ayant obtenu 1 an 28 23 20 20
Total des délégations INSMI en année 106,5 94 95,5 94

Nous rappelons que l'INSMI ne traite que les dossiers pour lesquels le laboratoire d'accueil demandé relève de l'institut à titre principal. Les mathématiciennes et mathématiciens qui souhaiteraient être accueillis dans un laboratoire ne relevant pas de l'INSMI sont invités à prendre contact avec l'INSMI en amont de leur demande.

Les demandes d'AD sont évaluées par au moins une section du comité national, choisie par le candidat ou la candidate.

Pour un accueil en délégation dans une structure de l'INSMI, il convient de systématiquement demander l'avis de la section 41. Une liste de critères, élaborée conjointement par l'INSMI et la section 41 est publiée sur le site internet de cette dernière.

Le projet scientifique est un élément déterminant de l'évaluation du dossier. Les informations concernant les services faits lors des années précédentes, les décharges, les CRCT et les délégations auprès d'autres organismes de recherche (Inria par exemple) doivent apparaître clairement dans les dossiers de candidature. Enfin, concernant les accueils dans les structures internationales (IRL), il faut se signaler auprès du directeur adjoint scientifique en charge de l'international (Jean-Stéphane Dhersin). Pour mémoire, un appel d'offre spécifique est envoyé aux laboratoires via les correspondantes et correspondants internationaux en parallèle.

Le processus de traitement des dossiers entre les établissements et le CNRS a évolué ces dernières années. À présent, chaque établissement classe les demandes issues de ses personnels selon 3 catégories : « prioritaire » ; « soutenu mais non prioritaire » et « refusé ». Dans le 3ème cas, le dossier ne parvient ni à la section d'évaluation ni à l'institut et est automatiquement exclu du processus.

L'étape finale d'attribution des accueils en délégation se fait au niveau des sites (universitaires). En particulier, la pression de sélection se veut uniforme à travers les instituts mais également uniforme à travers les sites (géographiques). Cette pression uniforme sur les sites peut expliquer que des collègues n'obtiennent ponctuellement pas d'accueil en délégation malgré un projet scientifique pertinent. Elles et ils sont invités à ne pas se décourager et à réitérer leur candidature l'année suivante.

Budget

L'évolution du budget alloué par le CNRS à l'INSMI (hors masse salariale) entre 2018 et 2021 est donnée dans la Table 3. L'année 2020 a été marquée par une baisse importante, que l'INSMI n'a pas répercutée sur le budget récurrent de ses structures. Cependant cette année-là, nous avons dû renoncer à l'action PEPS jeunes chercheuses et jeunes chercheurs. Comme déjà mentionné plus haut, le budget a augmenté en 2021 grâce à un abondement du MESRI financé par la loi de programmation de la recherche (LPR). Cette augmentation a été globalement répercutée sur le budget récurrent des laboratoires. Le contrat plan-État-région (CPER) correspond à deux financements spécifiques qui ont bénéficié au CIRM et à IHP+.

  2018 2019 2020 2021
Budget 5 992 6 302 5 966 6 430
dont CPER 350 400 350 150

TABLE 3. Évolution du budget alloué par le CNRS à l'INSMI (hors masse salariale), exprimé en k€.

Compte tenu de la situation sanitaire, une partie des crédits habituellement affectés par l’INSMI à ses laboratoires pour les missions et invitations a été réorientée en 2020 permettant des soutiens exceptionnels à des laboratoires mais surtout des investissements à destination de la communauté pour les années à venir :

  • Abonnement à Astérisque en licence nationale pour 5 ans ;
  • Cirm : développement de la possibilité d'hybridation des conférences et travaux d'entretien et rénovation ;
  • Mathrice : renouvellement et acquisition de matériel, mise en place avec le GDR Calcul d'un service de formation à l'utilisation de cartes GPU ;
  • Gricad : acquisition de matériel et notamment de processeurs GPU ;
  • Fondation Blaise Pascal : subvention exceptionnelle pour favoriser la relance des actions de diffusion des connaissances mathématiques envers les jeunes et le grand public interrompues par la première crise COVID 19 et la mise en place de nouvelles modalités d’actions de diffusion de ces connaissances, notamment numériques ;
  • Bibliothèque Jacques Hadamard : achat d'un scanner ;
  • Cimpa : soutien exceptionnel pour le développement d’une plateforme learning management system pour les événements du Cimpa.

Soutien sur projets

Doctorantes et doctorants CNRS

En février 2019, le CNRS a obtenu l'autorisation de financer des allocations doctorales en utilisant une partie de son fond de roulement libre d'engagement. D'abord prévu sur des appels en 2019 et 2020, l'appel a perduré en 2021. Les fléchages ont été décidés par le CNRS, en particulier pour développer son action à l'international et aux interactions. Trois axes considérés comme prioritaires ont été annoncés : l’interdisciplinarité, le soutien aux actions internationales et certaines actions transverses en appui d’une demande sociétale. Le résultat au niveau de l'INSMI a été le suivant :

  • Un renforcement des liens entre nos UMR et nos IRL

Pour cela, l'INSMI a lancé à chaque fois un appel à manifestation d'intérêt (AMI). Il était demandé non seulement un sujet de thèse, avec programmation de séjours du doctorant ou de la doctorante dans un IRL du CNRS, mais également le nom d'un référent ou d'une référente scientifique appartenant à cet IRL. Ce référent ou cette référente était responsable, en lien avec le directeur ou la directrice de thèse, de l’avancement des travaux du doctorant ou de la doctorante lors de sa ou de ses visites dans l’IRL. Nous avons reçu de nombreuses réponses à cet AMI. L'arbitrage final, rendu par le CNRS, a attribué 16 allocations doctorales pour cet appel sur les 3 années ;

  • Un renforcement des partenariats entre le CNRS et certaines institutions

Le CNRS a décidé qu'une partie de ces allocations internationales étaient attribuées pour consolider des partenariats entre le CNRS et certaines institutions. Tous les appels ont eu le même format : en lien avec un partenaire privilégié, le CNRS demande le dépôt d'un projet scientifique entre un chercheur ou une chercheuse (ou enseignant-chercheur ou enseignante-chercheuse) d'une UMR et un chercheur ou une chercheuse de l'institution partenaire, avec financement d'une allocation doctorale par le CNRS pour un étudiant ou une étudiante en France, et financement d'une allocation doctorale par le partenaire pour un étudiant ou une étudiante dans l'institution partenaire. La répartition entre instituts se fait en partie en fonction de la pression par institut, mais l'arbitrage est effectué par une commission mixte CNRS/partenaire, sans représentant de l'INSMI. Le faible nombre de candidatures issues des laboratoires INSMI, et les priorités souvent assez appliquées des commissions d'arbitrages ont fait que seules 3 allocations de ce type ont été attribuées à des projets INSMI sur les 3 ans ;

  • Un renforcement de l'interdisciplinarité

Plusieurs appels ont été ciblés actions transverses/interdisciplinarité. Si la première année, l'INSMI n'a eu qu'un lauréat, les deux années suivantes ont été meilleures pour l'institut, puisque nous avons obtenu 6 allocations en 2020, et 7 en 2021. Ces financements sont essentiellement ceux repris plus bas dans la description des actions de la MITI. La description de ces appels est reprise plus bas dans la partie « Programmes de la MITI ».

Actions de l'INSMI

Chercheurs et chercheuses invités et ingénieurs et ingénieures sur projets

Tous les ans, au moment de la campagne de demande de moyens, les unités (UMR, UMS, FR) peuvent faire des demandes de postes de chercheurs ou chercheuses invités « postes rouges »), qui permettent de faire venir un ou une collègue de l'étranger pour 3 mois. Les demandes (projet de recherche + curriculum vitæ de la personne invitée) sont évaluées par la section 41 du comité national. Jusqu'en 2020 (inclus), ces invitations étaient proposées sous la forme contrat à durée déterminée de 3 mois, au niveau CR ou DR.

En 2020, la crise sanitaire a bouleversé ces visites. Parmi les 14 contrats attribués cette année-là, seuls 6 ont été débutés mais ont bien sûr été perturbés. L'INSMI a proposé des reports de ces contrats en 2021 à tous les chercheurs et chercheuses dont le séjour n'avait pu avoir lieu en raison de cette crise ; 7 d'entre eux sont venus ou vont donc venir en 2021. Par ailleurs, depuis 2021, la marge d'emploi de l'INSMI ne permet plus d'envisager ces visites sous la forme de recrutements. Ainsi, en 2021, les nouvelles demandes ont été basculées vers un format de remboursement de frais de missions (avec une borne supérieure). En 2022, le même format sera proposé.

Un autre appel de chercheurs et chercheuses invités proposé par l'INSMI concerne le renforcement du lien avec les structures à l'étranger (IRL/LIA/IRN). Relayées et recensées par les responsables de structures, ces invitations, en raison du petit nombre de personnes concernées, restent pour le moment sur l'ancien format : CDD pour 3 mois. La crise sanitaire a cependant mis un arrêt (que nous espérons provisoire) à ce programme, puisqu'aucun des 7 lauréats n'a pu venir sur 2020, et qu'il en est de même pour le premier semestre 2021.

Depuis 2018, l'INSMI a par ailleurs proposé un volant de CDD d'une durée de 6 mois pour recruter des ingénieures et ingénieurs afin de mener à bien des projets de développement informatique. Là aussi, les demandes transitent via la demande de moyens de l'unité et sont évaluées par la section 41. Pour l'année 2020, nous avons accordé 1 contrat de 6 mois (pour 4 demandes) ; en 2021, aucun contrat n'a été accordé (sur 4 demandes également).

Chaire Audin

En mémoire de Maurice Audin, assistant de mathématiques français de la faculté d'Alger, disparu de la guerre d'Algérie, l'INSMI a créé une Chaire Audin. Le lauréat ou la lauréate, mathématicien ou mathématicienne membre d'un laboratoire algérien ou université algérienne est accueilli dans un laboratoire français pour une durée d’un mois. Le lauréat 2019 est Abdennasser Chekroun, maître de conférence à l’université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen qui sera accueilli à l’Institut Camille Jordan pour un travail en collaboration avec Laurent Pujo-Menjouet. Le lauréat 2020 est Samir Bedrouni, maître de conférences à l’Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene à Alger. Il sera accueilli à l’Institut de recherche mathématique de Rennes pour un travail en collaboration avec Dominique Cerveau et Frank Loray.

Programme Exploratoire de Premier Soutien Jeunes Chercheurs et  Jeunes Chercheuses (PEPS-JCJC)}

Depuis 2016 et sauf en 2020 (pour des raisons budgétaires), l'INSMI a reconduit annuellement un Programme Exploratoire de Premier Soutien (PEPS) dédié aux jeunes chercheurs et jeunes chercheuses de ses laboratoires (conditions d'ancienneté calquées sur la catégorie « starting » de l'ERC). L'objectif de ce programme est d'aider les jeunes collègues à développer leur recherche (en particulier en nouant des collaborations en France et à l'international) et amorcer des projets de plus grande ampleur pouvant mener à terme à un dépôt de projet auprès d'une agence de moyens.

  2018 2019 2020 2021
Nb. de demandes (non retenues) 66 (7) 98 (20) - 33 (6)
Montant total des demandes (k€) 395 470 - 154
Montant total distribué (k€) 179 246 - 117


TABLE 4. Nombre de projets et montants alloués dans le cadre du PEPS JCJC.

Le financement (Table 4) est versé sous forme de subvention d'état au laboratoire et les crédits doivent donc être consommés dans l'année civile, en respectant les règles habituelles de la comptabilité publique.

Accompagnement des dépôts de projets au conseil européen de la recherche (ERC)

L'auto-censure est très présente chez les mathématiciennes et mathématiciens dans les réponses aux appels à projets. L'ERC n'échappe pas à cette règle, ce qui est dommage (en particulier, les répartitions des financements entre les différents comités d'évaluation étant faite en fonction du nombre de dépôts par comité, les mathématiques voient leur dotation relative diminuer). Les raisons de cette auto-censure sont nombreuses. L'INSMI, comme les autres instituts, a décidé depuis quelques années d'accompagner les candidates et candidats. Jusque récemment, cet accompagnement se limitait à la préparation à l'oral dans les catégories « starting » et « consolidator ». Depuis peu, nous proposons la relecture des documents écrits (en général en demandant l'aide d'un ancien lauréat ou d'une ancienne lauréate ou d'un ou une ancien membre de comité ERC).

Le programme H2020 (2014-2020) s'est achevé cette année : nous pouvons faire un  point, dans la Table 5, sur la place de la France dans les différents programmes («Starting », «Consolidator » et « Advanced ») sur l'ensemble de la période 2014-2020 pour le panel des mathématiques (PE1).

 

  StG CoG AdG
France 24 16 10
Royaume-Uni 24 27 13
Allemagne 3 14 9
Israël 13 8 8
Total 92 75 63


TABLE 5. Nombre d'ERC en mathématiques pour le programme H2020 (2014-2020)

L'accompagnement ne s'arrête pas à la préparation, puisqu'a été créée sur suggestion de l'INSMI une liste de diffusion math-ERC où les lauréates et lauréats, anciennes lauréates et anciens lauréats peuvent échanger sur les différents problèmes auxquels elles et ils sont confrontés dans la gestion de leur ERC.

Programmes de la MITI

La Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires (MITI)  est une instance transversale du CNRS qui coordonne et met en œuvre une politique de soutien et de renforcement de l’interdisciplinarité. Les initiatives de la MITI se regroupent principalement autour de quelques dispositifs qui sont par définition évolutifs car ils s’adaptent aux opportunités détectées : défis, programme 80prime, etc.

Les appels d'offre de la MITI sont relayés dans la lettre de l'INSMI et/ou sur son site internet.

La Table 6 résume les financements reçus par des laboratoires de l'INSMI via des programmes interdisciplinaires.

  2018 2019 2020 2021
80prime - 98 (7/37)

123 (5/35)

*82,2 (6/19)
    1 contrat doctoral 6 contrats doctoraux 5 contrats doctoraux
MITI (autres) 120 (15/-) 245 (13/-) 105 (6/-) -

TABLE 6. Tableau des financements MITI en k€ et par année. Entre parenthèses figure, lorsque l'information est disponible, le nombre de projets financés sur le nombre de projets éligibles (relevant de l'INSMI à titre principal). Les données pour 2021 sont incomplètes.

Le programme 80prime a été lancé en 2019 pour les 80 ans du CNRS et reconduit annuellement depuis. C'est un programme « top-down » contrats doctoraux pour lequel chaque institut doit sélectionner des projets de recherche inter-instituts multi-équipes (Prime) et destiné à faire émerger de nouvelles questions scientifiques et méthodologiques sur des thématiques stratégiques pour le CNRS. Depuis sa création, l'INSMI a choisi de procéder via un appel à manifestation d'intérêt, sur la base duquel une sélection des projets présentés à la MITI est faite. Les projets sont financés pour 2 ans et donc dès 2020, le montant de financement inclut deux promotions de projets (le nombre de dossiers et les taux de succès affichés ne concernent que les nouveaux projets).

Globalement, on observe une faible pression du côté des mathématiques dans ces différents programmes et les collègues sont vivement encouragés à postuler. Les dossiers de candidature sont légers (4 à 6 pages) et nécessitent un faible niveau de détails. Les projets portés par nos jeunes collègues sont très appréciés par les évaluateurs et évaluatrices. Ces appels étant interdisciplinaires, les projets sont évalués par des expertes et experts d'au moins deux disciplines et il est donc important que le projet soit rédigé de façon compréhensible et pertinente pour un non-mathématicien ou une non-mathématicienne.

L'INSMI incite fortement les collègues qui ont une activité inter-disciplinaire et qui n'ont jamais répondu à ces appels à s'y intéresser de près.

Accompagnement et structuration

Évolution des structures de l'INSMI

Concernant les laboratoires, l'INSMI a créé deux UMR au cours de ce mandat, le Laboratoire de Mathématiques de Reims (LMR) et le laboratoire Alexandre Grothendiek (LAG) de l'Institut des Hautes Études Scientifiques (IHES). Un projet est en cours concernant le laboratoire de Modélisation aléatoire de Paris Nanterre (Modal'X) qui pourrait voir le jour en 2022. Par ailleurs, l'UMR Centre Borelli a été créée par fusion du CMLA et d'une UMR dépendant de l'Institut des Sciences Biologiques (laboratoire Cognac-G).

Concernant les fédérations de recherche, la Fédération Parisienne de Modélisation Mathématique (FP2M) et la Fédération mathématique de recherche en région Nouvelle Aquitaine (MARGAUx) ont été créées.

Le périmètre de l'ancienne Fédération de Recherche en Mathématiques Nord-Pas-de-Calais a évolué pour devenir la Fédération de Recherche Mathématique des Hauts-de-France. Les périmètres de la fédération de recherche des unités de mathématiques de Marseille (FRUMAM) et de la fédération de recherche mathématiques des Pays de Loire ont aussi évolué très marginalement.

Nous avons par ailleurs arrêté deux fédérations qui n'avaient plus d'objet : la fédération Mathématiques Informatique de Paris Centre ainsi que la Fédération Lyonnaise de Modélisation et Sciences Numériques (FLMSN).

Au cours du mandat 4 groupements de recherche (GDR) ont été créés : Calcul des Variations (Calva) ; Didactique et Épistémologie des Mathématiques, liens avec l’Informatique et la Physique, dans le Supérieur (DEMIPS) ; Équations fonctionnelles et Interactions (EFI) ; Trajectoires Rugueuses (TRAG). Il est difficile à budget constant d'envisager la création de nouveaux GDR sans remettre en question le renouvellement de projets plus anciens.

Au niveau de l'international, nous avons assisté durant le mandat à un changement de nom de quasiment toutes les structures et programmes. Ainsi, au niveau des structures, les UMI (Unités Mixtes Internationales), dont le statut administratif est comparable à celui des UMR, sont devenues des IRL (International Research Laboratories), les LIA (Laboratoires Internationaux Associés), laboratoires hors les murs, ont disparu (mais ceux en cours continuent d'exister jusqu'à la fin de leur contrat), les IRN (International Research Networks) ont remplacé les GDRI (GDR Internationaux). On a vu l'arrivée d'IRP (International Research Projects), projets de 5 ans de structuration de petits groupes français/étrangers, et les PICS (Projets Internationaux de Collaboration Scientifique) ont laissé la place aux IEA (International Emerging Action) qui, comme leur nom indique, sont des projets (de deux ans) permettant l'émergence de collaborations à l'international.

Appels à projets structurants

Le programme d'investissements d'avenir (PIA4) comporte un appel dit Programmes et Équipements Prioritaires de Recherche (PEPR) qui s'adresse principalement aux organismes nationaux de recherche (tels le CNRS, l'INSERM...). Il s'agit de proposer des programmes ambitieux et transformants (une thématique, des disciplines...) de portée nationale. Vingt programmes seront financés à une hauteur moyenne de 50 millions d'euros sur une période de 5 à 10 ans. L'État a par ailleurs établi une liste de thèmes sur lesquels il souhaite voir émerger des propositions ; cette liste contient en particulier le thème « Mathématiques pour l'environnement, le vivant, la société ». L'INSMI s'est positionné pour piloter au sein du CNRS un  projet de PEPR intitulé Maths-Vives (Mathématiques pour le vivant, l’environnement et la société) où les mathématiques apparaîtront comme une majeure et pas seulement au service des autres disciplines : un développement disciplinaire devra accompagner tout projet sur ces interfaces. Il devra soutenir un nombre conséquent de contrats doctoraux, post-doctoraux, d'ingénieures et ingénieurs pour avoir un impact pour la discipline et donc sur l'économie du pays.

L'appel en est au stade de la réponse à la première vague (une lettre d'intention à été diffusée aux unités INSMI et des enquêtes ont été menées auprès de vos unités pour recueillir des données) et il est trop tôt pour présager de la suite. Les projets seront évalués par un jury international.  

IHP et CIRM

Un CPER (contrat plan-État-région) de 14M€, dont 1M€ apporté par l'INSMI, permettra l’une des plus importantes mutations de l’IHP. Les autres partenaires de ce projet sont la ville de Paris, la région Île-de-France, l’État et Sorbonne Université apporte le bâtiment Perrin valorisé à 9M€. Lorsqu’il sera achevé, ce projet offrira une extension de plus de 1700 m2 dans le bâtiment Jean Perrin, situé en face du bâtiment actuel de l’institut. C’est ainsi 1100 m2 supplémentaires qui seront dédiés aux activités et échanges scientifiques, avec des bureaux de 1 à 6 places, des salons avec tableau, une salle de conférences, une salle de séminaires, des galeries, des terrasses et un jardin. Une salle d’exposition permanente de 400 m2 au rez-de-chaussée et un espace de médiation et d’exposition temporaire de 200 m2 permettront de plus l’accueil du grand public. Après du retard inhérent à ce type de chantier et amplifié par la pandémie, l'ouverture au public est prévue en janvier 2023. Une autre partie du programme est achevée : la rénovation du rez-de-chaussée du bâtiment Borel qui abrite actuellement l’IHP ; vous êtes tous et toutes bienvenus dans notre maison commune.

Tant le Cirm que l'IHP ont entamé leur transition numérique qui, après avoir permis un fonctionnement à distance pendant les restrictions sanitaires permettra d'organiser des événements hybrides lors desquels seuls certaines participantes et certains participants seront présents.

Bilan parité

De 2019 à 2021, l’INSMI a souhaité inciter les UMR à se doter d’outils de réflexion sur la problématique parité/égalité. Pour cela un plan a été mis en place qui apportait un financement aux unités suivant leur niveau :

  • Niveau 1 : avoir désigné un référent, une référente ou un comité parité au sein de l’unité et avoir rempli les données permettant le calcul sexué des indices de parité et mobilité académiques comme recommandé par le conseil scientifique de l’INSMI.
  • Niveau 2 : être de niveau 1 et, avoir, lors des trois derniers recrutements d’enseignant-chercheur ou enseignante-chercheuse, recruté au moins une enseignante-chercheuse.

En 2021, 5 des 43 unités de l’INSMI n’ont pas nommé de référent, référente ou comité parité et 9 n’ont pas atteint le niveau 1.

Un état des lieux de la parité en mathématiques a été rédigé en 2021, à l'aide des fiches démographiques des sections 25 et 26 du CNU et du bilan social et parité du CNRS. Ce bilan, accompagné d'une synthèse des réponses à une enquête auprès des comités parités des unités, a été publié sur le site de l'INSMI.

Enfin, un site internet dédié regroupe différentes données de suivi de la parité en mathématiques et fournit quelques ressources.

L'année des mathématiques 2019-2020, pérennisation de l'action de formation

L'Année des mathématiques a été un succès malgré le contexte sanitaire. Un partenariat a été signé le 14 mars 2019 entre le CNRS et le ministère de l'éducation nationale lors d'une demi-journée notamment rythmée par des exposés de collègues du MAP5.

Elle a été officiellement lancée le 2 octobre 2019 lors d'une cérémonie dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne au cours de laquelle 7 exposés ont été offerts au public. Les films de cette conférence sont disponibles sur le site. Lors de cette cérémonie, différentes structures partenaires présentaient des ressources à destination des enseignantes et enseignants du secondaire.

Le point culminant de cette année des mathématiques a été l'offre de 77 formations aux enseignantes et enseignants du secondaire dans les UMR de l'INSMI. Parmi celles-ci, 35 ont finalement pu se tenir, accueillant environ 500 participants et participantes.

Un bilan de l'année des mathématiques a été rédigé, disponible sur le site de l'INSMI.

L'action phare de cette année des mathématiques, l'organisation de formations d'enseignantes et enseignants du secondaire dans les unités de recherche, a été pérennisée par une entente avec l'assemblée des directeurs et directrices d'Instituts de recherche en enseignement des mathématiques signée en juillet 2021.

La crise sanitaire et son impact sur notre communauté

La crise sanitaire a d'ores et déjà profondément marqué nos vies personnelles et professionnelles. L'impact sur le quotidien post-crise de nos laboratoires est encore très incertain. Si certaines et certains d'entre nous se réjouissent d'un certain nombre de points jugés positifs (l'accès à une plus grande offre de séminaires ou de conférences ; la réduction des déplacements qui induit gain de temps, diminution de la fatigue et de l'impact écologique de notre activité ; la tranquillité induite par le télétravail), ceux-ci ne sont clairement pas vécus par tous et toutes de la même façon (réduction des interactions scientifiques dans les séminaires et conférences à distance ; fatigue provoquée par l'accumulation des réunions en visio-conférence ; impact écologique du numérique ; isolement et perte de lien social).

Cette crise sanitaire et son impact doivent être pensés en étroite interaction avec nos préoccupations de plus en plus marquées sur le développement durable. Le conseil scientifique de l'INSMI a émis une recommandation aux laboratoires afin que les unités se dotent de référentes ou référents sur cette question. Sur le budget de 2022, l'INSMI va déployer une incitation financière à la réflexion sur ces questions, sur le même mode que celle mise en place relativement à la parité.

Il nous appartient de collectivement rester vigilantes et vigilants pour que nos laboratoires redeviennent rapidement les lieux privilégiés de notre vie scientifique et de nos échanges.

Les plus jeunes (étudiantes et étudiants, (post)-doctorantes et (post)-doctorants) sont évidemment les plus fragiles et méritent toute notre attention.  

 

La direction scientifique de l'INSMI

Pascal Auscher

Philippe Briand

Jean-Stéphane Dhersin

Catherine Matias

Emmanuel Royer